mardi 5 juin 2012

Montage : digitalisation et montage.


Retrouvez en vente le PDF de formation FCPX de la version mise à jour 10.0.5.

Dans les leçons précédentes nous avons aborder les aspects du tournage, la préparation du matériel et le dérushage.

Nous arrivons à la digitalisation des rushes et au montage du film. Il est important de bien comprendre ce qui se passe au niveau du format des médias. Lorsque nous filmons avec un 5D nous obtiendrons un format H264 qui n'est pas un format de montage mais de diffusion du média. Il est compressé sous la forme d'un GOP (Group of pictures) pour alléger son poids final sur les cartes ou disques dur d'enregistrement. Idem lorsque nous travaillons avec des médias en AVCHD ou HDV ou autres. 

NEX VG20 de SOny au format AVCHD.

 Tous ces formats sollicitent énormément le processeur et sont destructifs lors de l'emploi d'effets ou de correction colorimétrique. Voir leçon "Les formats vidéo comment ça marche", "le format vidéo du Canon 5D" ou encore "Les rushes optimisés, Proxy ou rien ?".

Panasonic GH2 avec des fichiers .mts au format AVCHD.

Dans ce cas, Apple préconise de transformer ses rushes en Proress 422 qui est un format dit "full frame" (image pleines). L'avantage d'un format "full frame" c'est qu'il ne dégrade pas l'image lors de pose successive d'effets ou de colorimétrie.


1. La digitalisation des médias :

Utiliser les fonctions de votre logiciel pour digitaliser les médias sur vos disques dur. Soit vous utilisez un magnétoscope soit le disque dur de votre caméra (disque dur interne caméra, carte P2, carte mémoire SDHC etc... 



Remarque :
Il est important en vidéo d'utiliser des cartes rapides pour enregistrer la vidéo avec des débits convenables et ainsi obtenir une bonne qualité de l'image (celle-ci dépends du débit du signal). Sur un 5D on a un débit de 45 mbits lors de l'enregistrement et avec Magic Lantern on peut l'augmenter jusqu'à 66 mbits/sec.

Lorsque vos utiliser des cartes il vous faudra d'abord copier les rushes sur un disque dur, plusieurs options s'offrent à vous :
  • Soit vous copiez le dossier complet sur le disque dur avec un glisser/déposer et ensuite importez vos rushes...
  • Soit vous utiliser la fonction "créer une archive" dans le cas d'une utilisation de FCPX (fonction : "Importer depuis la caméra" lorsque vous créez un nouvel événement).
Fenêtre "Importer depuis la cémar" de FCPX.

A gauche on retrouve toutes les archives enregistrées sur un disque dur. En bas de cette fenêtre vous retrouverez : Créer une archive (pour copier d'une carte sur un disque dur par exemple), Ouvrir une archive, arrêter l'importation, fermer et tout importer.
Choisissez le ou les plans, ils deviendront entourés d'un jaune puis Importer

2. Le montage :

Le montage permet de raconter une histoire. Mais si la construction et le rythme de vos séquences n'est pas bon alors vous aurez gâché votre film. Il est important de connaître quelques règles qui vous aiderons à mieux monter.

En terme de rythme il sera donné par la situation narrative de votre film à l'instant "T". Il est clair qu'un film d'action sera plus rapide en montage qu'un film d'auteur. Il faut aussi jouer sur les rythmes d'une histoire pour stimuler le téléspectateur, mais toujours garder un rythme rapide fatigue et un rythme trop lent endort, à vous de jouer avec les accélérations du montage.


2.1 Les styles de montage : 

Le montage linéaire :
Vous racontez une histoire en partant du début et le héros suivra un ordre chronologique dans le temps et dans l'histoire.

Le montage parallèle :
Vous racontez 2 actions en même temps, ce qui vous permet de passer de l'une à l'autre pour donner un certain rythme.

Les plans séquences :
Ce dit d'un plan qui est tourné dans la continuité avec des actions qui s'enchainent à l'intérieur.

2.2 Les différents types de raccords :

Les ellipses :
Quand vous filmer, vous pouvez enregistrer une montée d'escaliers du début jusqu'à la fin par exemple mais au montage, si vous garder l'action en entier vous risquez de ralentir le rythme de la séquence, dans ce cas on utilise l'ellipse qui montre le début et on raccorde sur la fin de l'action. Pensez à des plans différents au moment du tournage pour les différents raccords et éviter ce que l'on appelle le plan sur plan (voir "les règles du tournage").

Les Jumps Cut :
Technique de montage qui consiste à couper dans un plan tourné d'un seul tenant et à remettre bout à bout les plans ainsi obtenus, occasionnant ainsi des sauts d'image. Le jump cut doit être rapproché du non-respect de la règle des 30 degrés.

Exemple d'un film "In the moon for love" avec des Jumps cut et ellipses...



Ensuite viennent le respect des raccords pour donner du rythme :

Les raccords de mouvement :
Il est important de respecter, lorsqu'un personne se déplace, le sens de sa trajectoire. Si elle sort à gauche, il faudra dans le plan suivant la faire rentrer par la droite avec le même déplacement de la droite vers la gauche.

Les raccords dans l'axe :
Utiliser pour passer d'un plan large sur un gros plan dans le même axe. Vous avez une vue générale d'un paysage et vous désirez montrer un détail de se paysage, en général lors du tournage vous zoomer directement sur le détail et au montage on supprime le zoom.

Les raccords du regard :
Idem pour les regards, essayer de respecter le sens du regard, si on regarde vers la droite le plan d'illustration qui suit, pour vous montrer le regard, sera sur la droite.

Le raccord Champ/Contre Champ :
Situation typique au cinéma entre une discussion entre 2 personnes, attention de respecter, les raccords de regards, la règles des 180 degrés et celle des 30 degrés (voir "les règles du tournage").

Les plans de coupe :
Ces plans sont utilisés pour permettre de faire des raccords entre les plans, une personne qui écoute, un plan large pour changer de lieu etc... ils donnent du rythme, ils permettent d'aérer des scènes mais aussi de faire passer des raccords qui ne fonctionnent pas. Mais ils doivent être raccord avec le moment de la scène c'est une évidence. 

Les effets :
Lorsqu'une scène est difficilement raccordable, on emploie des effets pour l'améliorer, il s'agit d'un fondu, de volet naturel ou pas, ou d'effets plus sophistiqués comme le zoom avant zoom arrière,le flash au blanc, etc.... N'oubliez pas trop d'effets tue l'effet.

Les raccords son :
Le montage c'est l'image,  mais le son joue aussi un rôle primordial. Travaillez vos sons sur les raccords image vous aidera à garder une continuité filmique. Il est important de laisser des poignets sur le son pour 2 raisons :
  • Donner une uniformité à l'histoire
  • Permettre un mixage aisé.
Ne couper jamais le son cut au plan, essayez de poser des fonds sonore uniforme sur plusieurs plans ou séquence (ambiance ville, campagne, bistrot etc....). Lors de changement de scène laissez toujours courir un peu de son de la séquence d'avant et faîtes le son suivant sur le plan d'avant.

Voilà un montage très bien fait sur un reportage pour un graphiste illustrateur à New York (en français). Filmé avec un Canon C30O., on y enchaine des plans larges avec des plans de coupe, des mouvements de caméra sur slider, un étalonnage parfait... un exemple pour vos productions :


A suivre l'étalonnage et le mixage...


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